Les librairies ferment
Je me souviens, hier encore (on va dire 10 ans) on pouvait se balader dans les rayons de livres un peu partout. Je me souviens des samedis à la FNAC Librairie : il y avait foule, et souvent des événements au dernier étage avec un auteur. Sur les Champs-Élysées même, il y avait deux Drugstores, Virgin, la Fnac, avec plein de livres.
C'est fini.
Ce qui est le plus emblématique, ce sont les petits kiosques parisiens. Ils ne vendaient que des journaux, de la presse, des magazines, des cartes postales touristiques. Les kiosques sont toujours là. Le contenu a disparu, remplacé par des crèmes solaires, des trucs en plastique...
Il fallait bien s'adapter aux nouveaux consommateurs, les consommateurs intellectuels n'existant plus.
En moins de dix ans !
Et ce ne sont que les librairies visibles. Les petites librairies aussi disparaissent. Dans dix ans, elles seront rares. Et comme les kiosques, celles qui existeront ne proposeront que des livres qui vendent, des livres "marketés" : sans trop de pages, avec des dessins, et le pire, avec des sujets imposés par le consommateur.
Les consommateurs disent ce qu'ils veulent manger. Le cuisinier répond à la demande. Les consommateurs demandent toujours la même chose, ils finissent par ne manger que la même chose, des Hamburgers, des Kebabs, des Pizzas. Le cuisinier sait bien faire autre chose, à quoi bon.
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Mais un espoir est là avec l'arrivée des « Bookeuses ». Un concept incroyablement intelligent, qui va amener les jeunes générations à s'affranchir des vieilles pratiques. Les Bookeuses, un groupe de lycéennes d'Henri-IV, vont disrupter le marché : elles vont créer une sorte de librairie nouvelle génération.
Le principe : un jury composé de lycéennes
Elles vont sélectionner leurs lectures. Elles vont les tester et elles vont partager leurs critiques, voter, et partager leurs recommandations pour que les autres lycéennes soient guidées en toute confiance, comme un label de lecture
Suivez-les et vous pourrez lire les yeux fermés
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